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What is the School Resource Officer program and why do people want to end it?

Emma Bainbridge

20/11/2020


What is the School Resource Officer program and why do people want to end it?

The outrage surrounding George Floyd’s murder in May 2020 by Derek Chauvin of the Minneapolis Police Department lead to a general questioning of the police’s role in society. In Ottawa, school boards have been forced to grapple with this question amid increased pressure to discontinue their School Resource Officer (SRO) Program.


What is the SRO Program?

The School Resource Officer (SRO) Program is a partnership between school boards and the Ottawa Police Service where an officer is stationed at each school. The aim is for the SRO to ensure a safe school environment by working with parents, teachers, and students to help resolve incidents in the school community.


Why do people want to get rid of the program?

While the Ottawa Police Services claim that the SROs are there to support the students and their families, critics claim that this is not the case. Rather, the program serves to criminalize vulnerable students instead of supporting them, and directly contributes to the school-to-prison pipeline.


In their open letter to Ottawa’s school boards, Asilu Collective, an Ottawa-based abolitionist group, expressed concern over the safety of Black, Indigenous, and racialized students given the violent history of Ottawa police towards those communities. The cases of Abdirahman Abdi and Greg Ritchie, both killed at the hands of the Ottawa police while having a mental health crisis, indicate that police do not have the proper training to deal with these situations.


In August, the OCDSB passed a motion to defund the SRO Program at two high schools: Gloucester and Ridgemont. Although some parents claimed that families affected had not been consulted, Trustee Lyra Evans, who proposed the amendment, claims that the issue was brought to her attention by marginalized community groups and former student trustees.


"It's important for us to remember that the police are not bastions of safety for many members of our community," Evans tells CBC. Her riding of Rideau-Vanier/Capital encompasses Gloucester High School, one of the two schools affected.


However, two weeks later, the trustees made the controversial decision to overturn the motion and opted instead for a review of the program.


What would be the alternative?

When the OCDSB initially voted to defund the SRO Program, CBC reported that the $96 000 that would have been spent on the program would instead go to the board's Urban Priority High School Framework, which funds programs in schools that are experiencing challenges.


Many of the duties which the SRO fulfills, such as counselling, conflict mediation, and safety-related lectures could easily be performed by someone without a gun. As Asilu Collective states in their open letter, “Guidance counsellors, social workers, and community members trained in crisis intervention and mental health response are better suited to respond to student matters in ways which prioritize the safety of our students than SROs.”


In 2017, the Toronto District School Board voted to end its SRO Program after facing pressure from community organizations. While many activist groups considered this a groundbreaking move, TDSB Superintendent Jim Spyropoulos stresses that more work needs to be done to address the rampant systemic inequalities in the education system.


“I think it’s really important to stress that if school districts go down this road, and eliminate school resource officer programs, without having, as I like to call it, built a ramp to support the dialogue that goes with that ... school districts will still have to address those difficult systemic issues.” (The Star)


FRENCH


Qu’est-ce que c’est le programme des agents scolaires et pourquoi est-ce que les gens veulent en débarrasser?


Suite à l’indignation publique après le meurtre de George Floyd en mai 2020 par Derek Chauvin du service de police de Minneapolis, on a commencé a questionner le rôle de la police dans notre société. À Ottawa, cette question figure particulièrement dans les politiques des conseils scolaires, notamment au sujet de l’abolition de leur Programme des agents scolaires (PAS).


Qu’est-ce que c’est le PAS?

Le Programme des agents scolaires (PAS) est un partenariat entre les conseils scolaires et le Service de Police d’Ottawa où un policier est affecté à chaque école de la ville. Son rôle est d’assurer la sécurité de l’école en travaillant avec les étudiant.e.s, les parents et les enseignant.es pour résoudre des conflits présents dans la communauté scolaire.


Pourquoi veut-on s'en débarrasser?

Pendant que le Service de Police à Ottawa insiste que les agents scolaires sont là pour soutenir les élèves et leurs familles, selon ses détracteurs ce n’est pas le cas. Le programme sert plutôt à criminaliser les étudiant.e.s vulnérables au lieu de leur offrir du soutien et contribue directement au pipeline école-prison.


Dans une lettre ouverte aux conseils scolaires d’Ottawa, Asilu Collective, un groupe abolitionniste basé à Ottawa, exprime leur préoccupation à propos de la sécurité des étudiant.e.s Noir.e.s, Autochtones et racisé.e.s étant donné le bilan violent de la police à Ottawa envers ces communautés. Les cas d’Abdirahman Abdi et Greg Ritchie, morts aux mains du Service de Police d’Ottawa durant une urgence en santé mentale est preuve que la police n’est pas prête à traiter ces types de situations.


En août, l’OCDSB a adopté une motion pour couper le financement du PAS à deux écoles secondaires, Gloucester et Ridgemont. Pendant que certains parents croient que les familles affectées n’étaient pas consultées, le conseiller Lyra Evans, qui a proposé cette motion, défend que c’est parvenu des demandes des communautés marginalisées et d’anciens conseillers étudiants.


« C’est important qu’on se rappelle que la police n’est pas en fait une ressource sécuritaire pour beaucoup de membres de notre communauté. » dit-elle à CBC. Sa circonscription, Rideau-Vanier/Capitale inclut l’école secondaire Gloucester, l’une des écoles concernées.


Pourtant, deux semaines plus tard, les conseillers ont pris la décision controversée de renverser la motion et faire une revue du programme à sa place.


Que serait l’alternative?

Quand l’OCDSB a décidé d’abord de couper le financement du PAS, le plan était de réajuster ses ressources pour les envoyer aux programmes scolaires qui manquaient de financement.


Pour la plupart, les responsabilités des agents scolaires, incluant la médiation de conflit, le suivi psychologique et les enseignements sur la sécurité, peuvent être facilement effectuées par quelqu’un sans fusil. Comme le dit Asilu Collective dans leur lettre ouverte « les conseillers d’orientation, les travailleurs sociaux et les membres de la communauté avec de la formation en gestion de crise et réponse aux crises de santé mentale sont mieux adaptés à répondre aux affaires des étudiants en privilégiant leur sécurité que les agents scolaires. »


En 2017, le conseil scolaire de Toronto a décidé de terminer leur programme d’agents scolaires grâce à la pression des groupes communautaires. Pendant que beaucoup de groupes activistes considèrent cette décision révolutionnaire, le directeur du conseil scolaire Jim Spyropoulos insiste qu’il y a plus de travail à faire pour réduire les inégalités systématiques présentes aux institutions scolaires.


« Je crois que c’est important de souligner que si les arrondissements scolaires s’engagent sur cette voie et éliminent les programmes d’agents scolaires sans avoir, comme je dis, construit un rempart pour soutenir le dialogue nécessaire . . . les arrondissements scolaires auront de la difficulté à faire face à ces problématiques systémiques. » (The Star)

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