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Air Canada Suffers from Language Turbulence

Updated: 5 days ago

Maddie Blackmore

10/11/2021


Language politics was thrust back into Quebec headlines and national media last week in an unexpected way. On Wednesday, November 3d, Michael Rousseau, the Chief Executive Officer (CEO) of Air Canada, delivered a 26-minute speech at the Palais des Congrès in Montreal, the location of Air Canada’s headquarters. The speech, in the heart of French Canada, was delivered entirely in English (with the exception of perhaps 20 seconds of introductory remarks in French). When asked by a reporter (in French) how he managed to live in Montreal for 14 years without speaking French, Rousseau asked that the question be repeated in English. He then compounded the insult by stating, “I’ve been able to live in Montreal without speaking French, and I think that’s a testament to the city of Montreal”. He went on to add that he was too busy with his work to learn the language.


Backlash from provincial and national politicians was swift. On Thursday, Quebec Premier Francois Legault denounced Rousseau, saying “It’s insulting. It makes me very angry.” Quebec’s minister for the French language, Simon Jolin-Barrette added that Rousseau demonstrated “contempt for our language and our culture in Quebec”. In Ottawa, Heritage Minister Pablo Rodriguez stated on Twitter, “This is a lack of respect for our language. Unacceptable!”


Rousseau swiftly issued an apology on November 4, but the damage was already done in what has become a publicity disaster for Canada’s largest airline, which is also subject to Canada’s Official Languages Act. In his statement, Rousseau stated, “I pledge today to improve my French, an official language of Canada and the common language of Quebec, while tackling the serious commercial challenges facing Air Canada”.


This incident has served to reignite debate about language rights in Quebec and has unfortunately resurrected dated stereotypes about an anglophone business elite in Montreal, dismissive of Quebec’s main language. English-speaking advocate groups have lamented that Rousseau’s thoughtlessness will reinforce the misperception that Quebec’s anglophones are unwilling to learn French, despite the reality that the vast majority of Quebec’s English speakers are fluently bilingual.

This is not the first time that the leader of a high-profile organization in Quebec has ignited this kind of debate. In a very notable example, in 2011 the Montreal Canadians, a symbol of French pride for many Quebecers, ignited a firestorm of controversy when they hired a head coach who spoke only English, Randy Cunneyworth. The iconic hockey club, facing blistering criticism of the move and threats by some groups to boycott games and team merchandise, was forced to issue an apology and make Cunneyworth only an “interim” coach until a replacement could be found.


Time will tell if the controversy over Rousseau’s remarks re-ignites Quebec nationalism, but it is a reminder of the sensitive role of language in Canada’s national identity and the damage that careless remarks can do to our national unity.


FRANÇAIS

Air Canada souffre de turbulences linguistiques


La semaine dernière, la politique linguistique a été propulsée à nouveau à la une des médias québécois et nationaux, mais pas d'une manière qu'on aurait pu prédire. Le mercredi 3 novembre, Michael Rousseau, le chef de la direction d'Air Canada, a prononcé un discours de 26 minutes au Palais des Congrès de Montréal, où se trouve le siège social d'Air Canada. Le discours, au cœur du Canada français, a été prononcé entièrement en anglais (à l'exception d'une vingtaine de secondes de remarques introductives en français). Lorsqu'un journaliste lui a demandé (en français) comment il avait réussi à vivre à Montréal pendant 14 ans sans parler français, Rousseau a posé une question soit répétée en anglais. Il a ensuite aggravé l'insulte en déclarant : "J'ai pu vivre à Montréal sans parler français, et je pense que c'est un témoignage de la ville de Montréal". Il a ajouté qu'il était trop occupé par son travail pour apprendre la langue.


La réaction des politiciens provinciaux et nationaux ne s'est pas fait attendre. Jeudi, le premier ministre québécois François Legault a dénoncé Rousseau, déclarant : "C'est insultant. Cela me met très en colère". Le ministre québécois de la langue française, Simon Jolin-Barrette, a ajouté que Rousseau faisait preuve de "mépris pour notre langue et notre culture au Québec". À Ottawa, le ministre du Patrimoine, Pablo Rodriguez, a déclaré sur Twitter : "C'est un manque de respect pour notre langue. Inacceptable !"


Rousseau a rapidement présenté des excuses le 4 novembre, mais le mal était déjà fait dans ce qui est devenu un désastre publicitaire pour la plus grande compagnie aérienne du Canada, qui est également soumise à la Loi sur les langues officielles du Canada. Dans sa déclaration, M. Rousseau a déclaré : "Je m'engage aujourd'hui à améliorer mon français, langue officielle du Canada et langue commune du Québec, tout en m'attaquant aux sérieux défis commerciaux auxquels Air Canada est confrontée".


Cet incident a servi à relancer le débat sur les droits linguistiques au Québec et a malheureusement fait ressurgir des stéréotypes dépassés sur une élite commerciale anglophone de Montréal méprisant la langue principale du Québec. Les groupes de défense des droits des anglophones ont déploré que l'insouciance de Rousseau renforce la perception erronée selon laquelle les anglophones du Québec ne veulent pas apprendre le français, malgré le fait que la grande majorité des anglophones du Québec sont parfaitement bilingues.

Ce n'est pas la première fois que le chef d'une organisation très en vue au Québec déclenche ce genre de débat. Dans un exemple très notable, en 2011, les Canadiens de Montréal, un symbole de la fierté française pour de nombreux Québécois, ont déclenché une tempête de controverse lorsqu'ils ont embauché un entraîneur-chef qui ne parlait que l'anglais, Randy Cunneyworth. Le club de hockey emblématique, confronté à des critiques virulentes et aux menaces de certains groupes de boycotter les matchs et les produits de l'équipe, a été contraint de présenter des excuses et de faire de Cunneyworth un entraîneur "intérimaire" jusqu'à ce qu'un remplaçant soit trouvé.


L'avenir nous dira si la controverse suscitée par les remarques de Rousseau ravive le nationalisme québécois, mais elle nous rappelle le rôle sensible de la langue dans l'identité nationale du Canada et les dommages que des remarques irréfléchies peuvent causer à notre unité nationale.




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